

Listings and reviews (3)

Le Poly
Located on Boulevard SĂ©bastopol, Poly draws in the punters with its large bay window and luminous "P". Like the much-loved Point EphĂ©mĂšre and Kader Attiaâs recent gem La Colonie, Poly offers an artistic and musical program, as well as the perfect atmosphere for post work boozing. The first floor is devoted to the work of emerging artists, including exhibitions and projections. Surfaces are covered with frescoes, which change with the seasons. The basement, which is smaller, darker and more intimate than upstairs, hosts DJs. Producer Hologram Lo ' is already a regular appearance.
On top of all that are âPoly daysâ â a selection of chill out playlists to be listened to slumped on a sofa on the ground floor, plus a giant screen to watch games with a beer and a food corner serving regularly-changing cuisine; think African comfort food, Vietnamese banh-mi or craft hot dogs. In other words, monotony is not in Polyâs vocabulary. You know where to find us this weekendâŠ

Le Poly
Pour qui ? Les party animals de lâapĂ©roUn cocktail culte ? Un banh-mi et une biĂšre
Imaginez un instant une soirĂ©e sans indĂ©cision, sans halte dans la rue, sans changement de ligne de mĂ©tro Ă la derniĂšre minute⊠Bref, vous lâaurez compris, on arrĂȘte de dĂ©battre et on nâhĂ©site plus, parce que ce soir, on va tous au Poly.
On le repĂšre sur le boulevard SĂ©bastopol avec sa large baie vitrĂ©e et son « P » lumineux. VoilĂ le nouveau-venu issu de la portĂ©e 2017 des bars parisiens qui aura vite fait de colorer votre afterwork habituel. Car le Poly sâinscrit dans le sillage des lieux de rendez-vous pluriels tels que le trĂšs installĂ© Point EphĂ©mĂšre ou le rĂ©cent bijou de Kader Attia, La Colonie. Comme eux, il propose une programmation artistique et musicale en plus de participer Ă lâivresse enthousiaste de nos dĂ©buts de soirĂ©e.
Le premier Ă©tage est entiĂšrement consacrĂ© Ă la valorisation du travail dâartistes Ă©mergents ou confirmĂ©s Ă travers des Ă©vĂ©nements culturels en tout genre (expositions, projectionsâŠ). Mais les murs du Poly nâĂ©chappent pas pour autant aux coups de pinceau et sont autant de surfaces recouvertes de fresques, changeant au rythme des saisons. A spotter : les mots de Jack Le Black dans les toilettes du sous-sol ! Ce dernier espace, plus sombre, plus DIY et plus intimiste, reçoit toutes les semaines des DJ aux propositions festives, parmi lesquels le producteur Hologram Loâ, dĂ©jĂ un invitĂ© fidĂšle au -1.
Mais les « Poly days », ce sont aussi des sessions réservées aux playli

Ground Effect
Il y a des galeries Ă©triquĂ©es, des white cubes, des espaces dâexposition qui trĂŽnent dans des hĂŽtels particuliers et dâautres qui se cachent, des galeries improvisĂ©es, des ateliers ouverts, des galeries-vitrines et des galeries-squats⊠Et puis il y a Ground Effect. LovĂ© dans des caves rĂ©amĂ©nagĂ©es, ce lieu ouvert au public depuis juillet 2016 accueille des Ćuvres dâart dites « urbaines », quâelles le soient par leur pratique ou leur thĂ©matique. Du graffeur des premiers jours Ă la graphiste inspirĂ©e par le streetwear, en passant par ce duo qui fait graver des skateboards, les artistes rĂ©sidents de la galerie Ground Effect crĂ©ent une atmosphĂšre esthĂ©tique citadine, certes, mais gĂ©nĂ©reuse et protĂ©iforme. A lâimage de la diversitĂ© des arts de rue.  Â
Paris sans dessus dessous
Cependant, ici on quitte le mur et le trottoir sans se retourner, pour descendre dans les souterrains du curating : ici les acteurs de notre catabase boivent de la biÚre dans des canapés en cuir et jouent à Mario Bros sur une télévision recouverte de personnages dessinés à la main.
Moins DIY que perfectionniste Ă lâamiable, lâaventure Ground Effect montre que la culture « underground » a encore de beaux jours (et de belles nuits ?) devant elle. Ainsi, câest Ă coups dâexpositions temporaires dans la piĂšce centrale et dâĂ©vĂ©nements extra-muros (au Panic Room ou Ă La Capela) â oĂč sessions de tatouage, merch conceptuel et DJ sets sont souvent de mĂšche â que le rendez-vous Ground Effect fidĂ©lise les Parisiens.
Les
News (4)

Le derriĂšre des Ćuvres : les plus beaux culs du Louvre
Le XVIe siĂšcle avait-il ses propres Kim Kardashian ? LâarriĂšre-train peut-il avoir une fonction tragique ? A qui appartenaient les plus belles chutes de reins du premier Empire ? On est rentrĂ©s au Louvre par la porte de derriĂšre pour y dĂ©nicher des trĂ©sors nouveaux. AprĂšs tout, mĂȘme dans le musĂ©e le plus cĂ©lĂšbre de France, « on nâest jamais assis que sur son boule », comme dirait Booba.
Cornelis van Haarlem, Le BaptĂšme du Christ, 1588
Contrairement Ă ce que le titre indique, la scĂšne de baptĂȘme est relĂ©guĂ©e Ă lâarriĂšre plan du tableau, laissant le spectateur nez-Ă -nez avec le derriĂšre imposant du personnage central. Sans doute le peintre avait-il pressenti le passage de lâĂšre chrĂ©tienne Ă celle des twerks. Aile Richelieu, 2e Etage, salle 13.
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© Jade Loncle pour Time Out Paris - Cornelis van Haarlem, Le BaptÚme du Christ, 1588
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Pierre Puget, Milon de Crotone, 1671-1682
Puni pour son audace et son ubris, Milon, multiple champion des Jeux Olympiques est condamnĂ© Ă se faire dĂ©vorer. Le sculpteur de Louis XIV le reprĂ©sente au moment oĂč le lion plante ses griffes dans ses cuisses⊠Et mord avec hargne le postĂ©rieur musclĂ© de notre vainqueur dĂ©chu. AĂŻe ! Aile Richelieu, entresol, Cour Puget.
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© Jade Loncle pour Time Out Paris - Pierre Puget, Milon de Crotone, 1671-1682
Jean-Auguste-Dominique Ingres, Le Bain turc, 1852-1859.
Dans ce tableau, Ingres replace au coeur dâun harem sa fameuse Baigneuse, qui pique immĂ©diatement la curiositĂ© du spectateur. Contrairement aux autres od

Deborah de Robertis nue devant la Joconde : l'art du scandale
Samedi 15 avril, lâartiste-performeuse luxembourgeoise sâest introduite au musĂ©e du Louvre, dĂ©guisĂ©e en Joconde, pour proposer une nouvelle vision du tableau le plus cĂ©lĂšbre au monde.
La Joconde se fait chier. Pire, ça ne dĂ©range plus personne que la Joconde se fasse chier. Depuis plusieurs dĂ©cennies, Mona Lisa fait couler des litres dâencre sans jamais pouvoir bouger le petit doigt ou remuer les lĂšvres. Des crampes dans les mains et un sourire qui rappelle Ă©trangement le rictus crispĂ© de ceux qui se prennent en photo devant son portrait, elle se tient lĂ . Immobile. Universelle et invisible, Mona Lisa est immense et insignifiante. Et la photographie de Martin Parr nâavait pas menti : dans la Salle des Etats au Louvre, le harcĂšlement des tĂ©lĂ©phones, des tablettes et des appareils photo est dâune violence inouĂŻe. On joue du coude pour passer un moment avec Mona Lisa. Dans ce brouhaha ambiant, elle est la seule muette. A tel point que, face Ă elle, 'Les Noces de Cana' ont tout d'une rave party.
© Deborah de Robertis/Guillaume Belveze
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Le corps du tableau
Mais ce samedi 15 avril 2017, date dâanniversaire de LĂ©onard de Vinci, la vidĂ©aste et performeuse Deborah de Robertis sâest octroyĂ© la mise en Ćuvre des festivitĂ©s. Le sourire aux lĂšvres, et vite dĂ©barrassĂ©e de sa robe de velours, elle rĂ©veille une Joconde trop longtemps restĂ©e impassible pour ĂȘtre « bienheureuse ». Le sexe et la gueule ouverte, avec lâinsolence amusĂ©e qui lui est propre, Deborah de Robertis rĂ©concilie lâ

Ground Effect : une galerie vingt mille lieues sous Paris
Quel est le point commun entre une mine de diamant et un graffiti, la thĂ©orie de la terre creuse et le street art, les troglodytes et les commissaires dâexposition, les dessous dĂ©licats et lâart de la typographie ? RĂ©ponse ici.
Il y a des galeries Ă©triquĂ©es, des white cubes, des espaces dâexposition qui trĂŽnent dans des hĂŽtels particuliers et dâautres qui se cachent, des galeries improvisĂ©es, des ateliers ouverts, des galeries-vitrines et des galeries-squats⊠Et puis il y a Ground Effect. LovĂ© dans des caves rĂ©amĂ©nagĂ©es, ce lieu ouvert au public depuis juillet 2016 accueille des Ćuvres dâart dites « urbaines », quâelles le soient par leur pratique ou leur thĂ©matique. Du graffeur des premiers jours Ă la graphiste inspirĂ©e par le streetwear, en passant par ce duo qui fait graver des skateboards, les artistes rĂ©sidents de la galerie Ground Effect crĂ©ent une atmosphĂšre esthĂ©tique citadine, certes, mais gĂ©nĂ©reuse et protĂ©iforme. A lâimage de la diversitĂ© des arts de rue.  Â
Paris sans dessus dessous
Cependant, ici on quitte le mur et le trottoir sans se retourner, pour descendre dans les souterrains du curating : ici les acteurs de notre catabase boivent de la biÚre dans des canapés en cuir et jouent à Mario Bros sur une télévision recouverte de personnages dessinés à la main.
© Victor Malecot
Moins DIY que perfectionniste Ă lâamiable, lâaventure Ground Effect montre que la culture « underground » a encore de beaux jours (et de belles nuits ?) devant elle. Ainsi, câest Ă coups d

Rencontre à la Maison Rouge avec Hervé Di Rosa, art-trotteur et accumulateur fantastique
Rencontre avec le dernier hÎte en date de la Maison Rouge
HervĂ© Di Rosa est un artiste bon vivant qui appartient Ă la famille de lâart contemporain français depuis les annĂ©es 1980. AnimĂ© par les questions que posent ses Ćuvres « modestes », il parle avec hĂąte et son accent raconte dâanciens soleils : ceux dâavant les voyages, ceux dâavant les 'Dirosamondes'. Mais encore aujourdâhui, lâartiste sĂ©tois est entourĂ© dâartistes sĂ©tois (il est rejoint par Aldo Biascamano pour une performance Ă la Maison Rouge le soir de notre rencontre) et sa peinture sans « p » majuscule implique lâauthenticitĂ© de la dĂ©marche et un rapport Ă lâautre fraternel. Son exposition 'Plus jamais seul' rassemble des Ćuvres quâil a rĂ©alisĂ©es dans le monde entier et ses collections de jouets en plastique. Alors on a parlĂ© artisanat, kitsch et solitude.
Pouvez-vous nous raconter la genÚse de cette exposition ?
Le but de cette exposition Ă©tait un peu de survoler mon travail. Faire une rĂ©trospective de mes peintures, de mes sculptures, de mes dessins animĂ©s ou de mes livres, ne voudrait rien dire parce que mon Ćuvre est protĂ©iforme. Elle comprend aussi ce que jâaccomplis au MIAM [MusĂ©e International des Arts Modestes, que lâartiste a fondĂ© Ă SĂšte, NDLR] et mes propres collections. Au dĂ©part, câĂ©tait lâidĂ©e dâAntoine de Galbert qui organise chaque automne une exposition dĂ©diĂ©e Ă des collections. Le plus souvent, il se lie avec de grands collectionneurs internationaux, comme câĂ©tait le cas pour Rainer qui possĂšde